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" VERS UNE ECOLOGIE SPIRITUELLE "

" Vers une écologie spirituelle ", la dernière livraison de la collection " Question de " (" Vers une écologie spirituelle ", Question de, n° 127, Albin Michel, Paris, 2002), est à lire et méditer avec bonheur. Elle pourrait être paraphrasée ainsi : " tu aimeras ta planète comme toi-même ". Elle nous offre une efflorescence de regards souvent convergents sur ce sujet d'une profonde actualité. Voici quelques unes des pistes esquissées par l'équipe de Marc de Smedt :


Non, tout n'est pas politique
" Non, tout n'est pas politique, et si nous savons écouter, la nature ne nous appartient pas. Non, tout n'est certainement pas politique, et la nature ne nous appartient pas si nous savons l'entendre comme il faut. L'entendre sur un ton " juste ", cela veut dire que le poète est plus important, plus sauveur que l'homme politique, lequel peut et doit procéder de lui pour rester vraiment homme, ou pour devenir humain. "
Eugen Drewermann (Les fonctionnaires de Dieu, Albin Michel, Paris, cité p. 39).

C'est à nos risques et périls que nous avons séparé la grâce de la nature
" Un mysticisme ancré dans la nature a été poussé de côté, souvent violemment, par des théologies centrées sur l'homme, qui ont désanctifié la Terre et enseigné aux humains à se sentir supérieurs à la nature. (…) C'est à nos risques et périls que nous avons séparé la grâce de la nature et l'esprit de la matière. Quand nous adorons Dieu, là-haut dans les Cieux, la Terre, négligée sous nos pieds, s'atrophie et meurt. Nous avons laissé se développer une société où tout, depuis nos habitudes de vie jusqu'aux décisions économiques et politiques, exploite l'environnement avec indifférence. A moins que la nature de l'Etat ne soit harmonisée avec l'état de la nature, notre rapacité et notre ignorance vont finalement nous emporter au delà du point où les écosystèmes terrestres sont capables de supporter l'existence des humains. " Tom Hayden

L'au-delà de la pollution est au cœur de nous-mêmes.
A propos de la marée noire et de la pollution en général, Annick de Souzenelle (Replanter les hommes, cité p. 125) nous invite à ne pas oublier l'essentiel : " allons nettoyer nos côtes, oui, mais en prenant conscience d'une implacable récidive tant que nous n'allons pas nettoyer " l'autre côté " de nous-mêmes. Il s'agit de ce côté de notre inconscient, merveilleusement décrit au chapitre 2 de la Genèse sous le symbole du féminin intérieur de chaque être humain, (…) immense potentiel d'énergies que chaque être humain a pour vocation d'intégrer. Non intégrées, ces énergies se déversent en violence qui sont à l'origine des maladies du corps, mais aussi du corps social. "(…) Nettoyer les écuries d'Augias, descendre aux enfers… c'est réaliser cet autre côté de nous-mêmes.

Pour une méta-écologie
Jean-Marie Pelt (Au fond de mon jardin,Fayard, Paris, cité p. 7) souligne la nécessité d'intégrer la démarche écologique dans une approche plus globale : " (…) Cette méta-écologie intégrera nécessairement la puissance spirituelle de l'homme, seule capable d'assurer la paix dans la nature et parmi les hommes… Voici venu le moment d'établir l'approche à la totalité en y intégrant l'esprit ; car seule la dimension acquise par les sages et les saints permettra de réussir au dur examen de passage qui est devant nous, et que nous allons devoir aborder au cours des prochaines décennies… Oublier que l'homme est doué de potentialités spirituelles pour le réduire à ses seules dimensions " naturelles ", économiques et sociales est une erreur absolue. Une erreur et une horreur. Une nouvelle éthique s'impose, celle de cette écologie spiritualiste, de cette méta-écologie, seule voie ouverte sur le futur, qui intègre aux acquis des grands courants religieux et spirituels ceux plus récents de l'écologie… "

Chaque parcelle de cette Terre est sacrée pour mon peuple
Et là, les " grandes religions " ont probablement beaucoup à apprendre de la spiritualité multimillénaire des peuples traditionnels. Sauront-elles entreprendre cet indispensable acte d'humilité et d'écoute respectueuse?
" Chaque parcelle de cette Terre est sacrée pour mon peuple. Chaque feuille brillante de sapin, chaque plage de sable, chaque écharpe de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque insecte est sacré dans la mémoire de mon peuple …Tout ce qui arrive à la Terre arriv
e aux enfants de la Terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il en est seulement un des fils. Ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même. " Chief Seattle, 1854.

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